Édito, octobre 2018 : une rentrée politique, loin des attentes des territoires

Mis à jour : 19 févr. 2019


La rentrée politique s’est faite en ce mois d’octobre sur fond de démissions de ministres et de rumeurs de remaniement… et pendant que Paris bruisse de « on dit », l’Yonne s’assèche par manque de pluie, pleure ses brebis dévorées par les loups, voit son site d’application de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort menacé de fermer, et une très bonne récolte de vin s’annoncer. Récolte qui ne peut être abondamment stockée, malgré les deux dernières et très mauvaises récoltes, à cause du refus de l’INAO... … Bref, le remaniement ne nous intéresse guère, mais nous serions heureux de savoir quand nous aurons un ministre de l’agriculture prêt à défendre ses territoires !


Car si Emmanuel Macron, je le reconnais, a osé lancer des réformes utiles au pays comme la réforme de la SNCF, la "loi travail", les propositions sur la santé – surtout la suppression du numerus clausus car, pour le reste, il n’y a pas tant d’innovation par rapport à ce qui était déjà lancé –, notre Président n’a pas su trouver l’oreille des territoires et des collectivités locales.


La suppression de la taxe d’habitation fut l’une des causes de cette discorde. En effet, on nous a déjà fait le coup de la taxe perçue initialement par une collectivité, supprimée et censée être compensée à l’euro près par l’État.


Le résultat, c’est qu’elle est compensée par rapport au jour où la taxe est supprimée. Elle n'est donc pas vivante et ne peut croître grâce à une action de la commune (augmentation du nombre d’habitants, par exemple). Elle n’est en règle générale pas revalorisée dans le temps… voire, elle disparaît quand celui qui a promis sa pérennité disparaît lui-même du pouvoir.


Et lorsque la plupart des Maires demandent qu’on les laisse en paix gérer leur commune, choisir les compétences qu’ils veulent garder ou transférer à l’intercommunalité, certains s’amusent à créer #BalanceTonMaire ! Bravo ! C’est vrai que cela devrait renouer les liens entre le Gouvernement et les tenants de la démocratie locale et de la paix sociale, les Maires et leurs Conseils municipaux...


Mais, pendant ce temps-là, avec ma petite équipe, nous continuons à travailler, à défendre vos projets, à rencontrer des gens formidables qui, comme nous, comme vous, sont persuadés que l’Yonne est un département extraordinaire qui gagne à être connu. Des personnes qui, comme nous, comme vous, sont persuadés que nous devons pousser nos jeunes vers les études, voire que l’on devrait accueillir encore plus de formations sur notre territoire, plus de transports, plus de réseaux. Mais Paris ne s’est pas faite en un jour ! Sachez que nous travaillons aussi en lien avec le Conseil départemental et les élus de notre département.


Vous en verrez quelques exemples dans cette lettre, puis dans les prochaines…

... alors, bonne lecture !

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