Édito - mai 2020

Depuis le 15 mars, que de choses… un premier tour qui a élu nombre d’équipes complètes pour nos villages mais que l’on n’a pas pu installer dans les jours qui suivaient comme cela était prévu ; un confinement qui se rallongeait de 15 jours tous les 15 jours, dont nous sommes sortis mais avec une région en zone rouge ; certains d’entre nous ont été tuchés plus ou moins grièvement pas ce virus… certains malheureusement nous ont quitté, je pense notamment à Bernard Mary, sans pouvoir être décemment accompagnés par leurs proches… autant de choses qui nous permettent de relativiser et de se recentrer sur ce qui est essentiel : préserver la vie.

Pendant cet épisode de confinement, de nombreux icaunais ont fait preuve de dévouement, d’engagement et se sont mis au service des plus fragiles… je les en remercie et vous en donnerai quelques exemples dans cette newsletter. Ils ont aidé à préserver la vie en apportant de la nourriture, de la chaleur et du réconfort à ceux qui en avaient besoin.

Mais préserver la vie, c’est aussi reprendre la vie. La vie scolaire, la vie économique, la vie sociale.

Le gouvernement, même s’il a fait des erreurs de communications, entre autres autour des masques inutiles quand on n’en avait pas et indispensables depuis qu’on en a, a pris le taureau par les cornes et aucun autre pays n’a aidé nos entreprises comme le nôtre.

Aucun autre pays n’a accepté de prendre en charge les salaires de ceux qui devaient rester à la maison parce que leur entreprise devait fermer ou parce qu’ils devaient garder leurs enfants. Cette nationalisation de millions de salaires pendant plusieurs mois aura un coût bien sûr, mais moindre que celui de retrouver toutes ces personnes au chômage à cause du dépôt de bilan de leur entreprise. C’est pourquoi l’Etat a également consenti à garantir les emprunts dont les sociétés auraient besoin pour faire face pendant la période d’inactivité et, surtout de reprise. Nous nous plaignons souvent d’être dans un pays qui assiste trop les gens… mais nous sommes bien heureux de nous y trouver lorsque l’ensemble de la population a besoin de ce soutien !

Plusieurs points positifs sont à retenir de cette crise :

- L’Yonne a été le premier département de villégiature pour le confinement. Les parisiens pour la plupart qui sont venus dans leur résidence secondaire auront pu découvrir que l’on pouvait télétravailler depuis notre département… ils pourront continuer à le faire. Nous le disions, ils l’ont fait… un peu forcé, soit… mais ils le referont !

- L’utilité de la médecine de proximité et des hôpitaux départementaux a été prouvée, espérons que nous pourrons encore mieux densifier notre système médical départemental grâce au Ségur de la santé.

- La grande majorité des élus était sur le pont, anciens et nouveaux, avec des bénévoles et une grande solidarité s’est installée qui laissera des traces positives dans l’ambiance de beaucoup de nos villages

Maintenant, il nous faut redémarrer :

- L’école, indispensable pour l’avenir de nos enfants

- L’économie, sous toutes ses formes, industrie, commerces, tourisme, culture… certaines industries icaunaises travaillant pour l’aéronautique risquent de souffrir et l’Etat, là encore, devrait être là pour les aider à passer la crise. Un plan a déjà été annoncé pour le tourisme… la culture qui génère une bonne partie des venues dans l’Yonne, qui fait donc fonctionner commerces, restaurants, hôtels etc… sans parler des artistes, premiers concernés bien entendu, est également en berne. Or un pays sans culture est source d’une société qui se meurt… là aussi un plan de relance sera nécessaire. Nous attendons ce plan, espérons que, comme il a su le faire pour le chômage partiel, l’Etat sera à la hauteur des besoins.

- Notre vie sociale… car il est bon pour le moral de se retrouver entre amis, de faire des fêtes, de célébrer des mariages, des naissances… La vie !

Je ne voudrais pas finir cet edito sans féliciter maintenant toutes les équipes municipales qui ont été installées ces derniers jours ou qui le seront d’ici la fin de la semaine et souhaiter bon courage et bonne chance à tous les candidats qui doivent se relancer dans un second tour avec une issue le 28 juin. Cette date était discutable, il me semble qu’elle permet de terminer un épisode qui n’aurait peut-être pas dû commencer (je parle du premier tour qui n’aurait peut-être pas dû avoir lieu) mais qu’il faut maintenant clore pour installer les communes et leurs élus dans la stabilité !

D’ici là, je vous souhaite une bonne lecture et, selon la formule dorénavant consacrée,

Sachez que je suis à votre disposition !

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